Séjour à Bordeaux, Octobre 2019 – Zofia Gimblett XX

Un matin, on se réveille avec nos valises emballées, notre téléphone chargé, et une anticipation qui nous pousse à nous préparer plus vite que d’habitude. Caractérisant le jour de l’échange français est la vitesse avec laquelle tout se passe: une heure en voiture à l’aéroport, un sourire pour l’hôtesse de l’air et soudainement on récupère nos affaires de la ceinture à bagages dans un autre pays. L’année dernière, quand on est arrivées à Bordeaux, on a tout de suite rencontré notre famille d’accueil à l’aéroport et, une fois emmenées à la maison, éprouvant notre première conversation en français dans leur voiture, on a été plongées dans le nouveau rythme que notre vie allait prendre pendant la semaine à venir.

Etant dans une ville française, le français était la langue qu’on entendait parler dans chaque café, dans chaque rue, derrière chaque coin. Certaines parmi nous avaient choisi de ne pas écouter de la musique quand on marchait à travers la ville pour cette raison. Du coup, l’apprentissage le plus stimulant du français a eu lieu en grande partie en dehors de la salle de classe pendant cet échange, dans l’intéraction avec d’autres gens dans nos activités, notre famille d’accueil, et pendant notre temps libre. Néanmoins, les cours intensifs de français, qui duraient 3-4 heures du lundi au vendredi, nous offraient une chance de consolider notre connaissance de la langue, nous donnaient des matières auxquelles on pourrait faire référence dans l’avenir, et qui nous ont appris des phrases-clé pour le quotidien. On était en classe avec d’autres étudiants de français d’âges et de nationalités divers. Faire leur connaissance a rendu le français d’autant plus vivant et pertinent dans notre tête d’une manière qui n’aurait pas été possible si nous étions restées chez nous.

Il y avait une nouvelle activité organisée chaque jour après les cours, pour approfondir notre appréciation de Bordeaux et ses environs. Je me souviens de notre visite au Musée des Beaux-Arts avec le plus grand plaisir, où le guide nous a raconté passionnément son intérêt dans l’histoire de l’art. Parmi d’autres activités on a aussi goûté du chocolat dans une usine locale, et on a voyagé à Saint-Emilion pour voir une église souterraine et un vignoble célèbre de la région. Malheureusement, on n’a pas eu assez de temps libre pour explorer Bordeaux indépendamment. Pour la plupart, on pouvait nous trouver en groupe au centre-ville, dans les magasins, chez MacDonalds ou à la foire qui coïncidait avec notre séjour. Dans l’ensemble, chacune d’entre nous est partie de Bordeaux avec une appréciation plus approfondie pour de nombreux aspects de la culture française.

Pour moi, le temps passé chez notre famille d’accueil le soir contribuait aux moments les plus chaleureux de notre visite, où, mangeant à table ensemble, nous avons parlé de notre journée et de notre vie. Cependant, cette expérience n’est pas universelle : il faut bien être chanceux de se trouver dans une famille disposée à passer d’autant de temps avec soi, et qui cuisine de la nourriture à son goût. Mais qu’importe les enjeux auxquels on fait face, que ce soit la lecture de plans pour trouver un endroit, se faire comprendre par le commerçant au supermarché ou courir jusqu’à l’Alliance Française pour ne pas être en retard le matin, on les surmonte avec des amis. On a appris vraiment beaucoup pendant ce voyage, et je le recommande à tout le monde.

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